"La nouvelle a été accueillie avec joie ce jeudi 27 janvier 2011 au soir par des centaines de manifestants tunisiens : le nouveau gouvernement de transition a finalement été annoncé et les principaux ministres de l'ancien régime du président déchu Ben Ali n'occupent plus de postes-clés. En revanche, Mohammed Ghannouchi, Premier ministre du premier gouvernement de transition, a été reconduit dans ses fonctions.
Notre dossier spécial
La Tunisie après Ben Ali
Avec notre envoyée spéciale
C’est un gouvernement de compromis qui a été formé avec cette concession à la rue : quatre ténors du parti au pouvoir depuis un quart de siècle lâchent les postes-clés. L’Intérieur, la Défense, les Affaires étrangères et les Finances changent de main, et les remplaçants sont à priori des hommes beaucoup moins connus.
C’est le cas des Affaires étrangères qui vont être confiées à Ahmed Ounaïs, un diplomate de carrière qui a servi sous Bourguiba et Ben Ali avant de prendre sa retraite. Au total, seuls neufs ministres sont reconduis, douze nouvelles têtes font leur apparition, signe d'un certain changement. Seuls deux ministres de l'ère Ben Ali ont été maintenus mais à des ministères purement techniques.
Le soutien de l'UGTT
Par contre, Mohammed Ghannouchi, Premier ministre depuis onze ans, reste aux commandes. Si le très puissant syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) a formellement accepté le maintien de Mohammed Ghannouchi à son poste, tous les regards se tournent désormais vers les milliers de manifestants qui depuis plusieurs jours ont inlassablement exigé le départ de tous les ministres ayant déjà appartenu à un gouvernement de l'ancien régime.
Bien que des centaines d'entre eux aient exulté, jeudi soir à Tunis, à l'annonce du nouveau gouvernement de transition, ils ont également été nombreux à continuer de réclamer le départ de Mohammed Ghannouchi. Pour apaiser la situation, ce dernier a appelé lors de son allocution télévisée les Tunisiens à « retourner au travail » et a fixé comme mission principale de ce nouveau gouvernement l'organisation « d'élections pour que le peuple choisissse en toute liberté ».
Le Premier ministre reconduit a précisé que « le gouvernement s'engage à ce que les élections soient organisées sous le contrôle d'une commission indépendante en présence d'observateurs internationaux pour en garantir la transparence ».
"
http://www.rfi.fr/afrique/20110127-tunisie-mohammed-ghannouchi-reconduit-tete-gouvernement-remanie
jeudi 27 janvier 2011
mardi 25 janvier 2011
"Les Tunisiens refusent toujours de lever le siège du gouvernement "
"Le porte-parole du gouvernement de transition a annoncé lundi 24 janvier 2011 l'imminence d'un remaniement ministériel, alors que des milliers de manifestants ont encore exigé le départ des caciques du régime Ben Ali. Les Tunisiens battent toujours le pavé devant le siège du gouvernement à Tunis et, une nouvelle fois, ont bravé le couvre-feu pour demander le départ des ministres de l'ancien régime encore en poste. Même le chef d'état-major de l'armée n'a pas réussi à les convaincre de lever le camp.Au sein du pouvoir, c’est encore l’hésitation mais on sent clairement que les lignes sont en train de bouger. Face à la mobilisation de la rue, les nouvelles autorités ne peuvent pas rester sourdes.
Taieb Baccouch, le porte-parole du gouvernement, a annoncé un prochain remaniement. Il reste cinq postes à pourvoir en raison des cinq démissions de la semaine passée, mais d’autres départs pourraient survenir, a-t-il laissé entendre alors que la rue réclame le limogeage de tous les ministres issus de l’ancien régime.
De leur côté, les militaires –très populaires depuis qu’ils ont refusé de tirer sur la foule
Devant le siège du gouvernement, reportage
Malgré l'intervention du général Rachid Ammar, les manifestants refusent de lever le siège du gouvernement. Ils expliquent pourquoi au micro de notre envoyé spécial.
25/01/2011
par Olivier Rogez
Écouter (01:20)
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dans les dernières heures du régime Ben Ali-, se sont exprimés. Le général Rachid Ammar, le chef d’état-major, s’est adressé aux manifestants qui bloquent le siège du gouvernement. Il leur a assuré que l’armée était garante de la révolution et donc aux côtés du peuple, mais il a demandé aux jeunes manifestants de lever le siège et ce afin que le gouvernement travaille. Ce gouvernement ou un autre a-t-il d’ailleurs précisé, évitant d’apporter un soutien trop clair à cette équipe ministérielle. Il a aussi évoqué des « forces obscures » qui tentent de récupérer la révolution et de provoquer un vide politique.
Les manifestants l’ont écouté, ils l’ont même applaudi mais ils ont refusé de lever le camp. Dans la foule les commentaires étaient assez clairs : selon un manifestant « le peuple a suffisamment écouté les dirigeants ; pour une fois, c’est aux dirigeants d’entendre le peuple »,disait un vieil enseignant. "
http://www.rfi.fr/afrique/20110125-tunisiens-refusent-toujours-lever-le-siege-gouvernement
Taieb Baccouch, le porte-parole du gouvernement, a annoncé un prochain remaniement. Il reste cinq postes à pourvoir en raison des cinq démissions de la semaine passée, mais d’autres départs pourraient survenir, a-t-il laissé entendre alors que la rue réclame le limogeage de tous les ministres issus de l’ancien régime.
De leur côté, les militaires –très populaires depuis qu’ils ont refusé de tirer sur la foule
Devant le siège du gouvernement, reportage
Malgré l'intervention du général Rachid Ammar, les manifestants refusent de lever le siège du gouvernement. Ils expliquent pourquoi au micro de notre envoyé spécial.
25/01/2011
par Olivier Rogez
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dans les dernières heures du régime Ben Ali-, se sont exprimés. Le général Rachid Ammar, le chef d’état-major, s’est adressé aux manifestants qui bloquent le siège du gouvernement. Il leur a assuré que l’armée était garante de la révolution et donc aux côtés du peuple, mais il a demandé aux jeunes manifestants de lever le siège et ce afin que le gouvernement travaille. Ce gouvernement ou un autre a-t-il d’ailleurs précisé, évitant d’apporter un soutien trop clair à cette équipe ministérielle. Il a aussi évoqué des « forces obscures » qui tentent de récupérer la révolution et de provoquer un vide politique.
Les manifestants l’ont écouté, ils l’ont même applaudi mais ils ont refusé de lever le camp. Dans la foule les commentaires étaient assez clairs : selon un manifestant « le peuple a suffisamment écouté les dirigeants ; pour une fois, c’est aux dirigeants d’entendre le peuple »,disait un vieil enseignant. "
http://www.rfi.fr/afrique/20110125-tunisiens-refusent-toujours-lever-le-siege-gouvernement
samedi 22 janvier 2011
"Le Premier ministre tunisien s’engage à quitter le pouvoir après la transition "
"
Par RFI
En Tunisie, le pouvoir continue de lâcher du lest. Dans une interview télévisée, le Premier ministre indique qu'il se retirera de la politique après les élections. Mohamed Ghannouchi a assuré que toutes les lois antidémocratiques seront abrogées et qu'il ne touchera pas au statut de la femme. «Sous Ben Ali, j'avais peur comme tous les Tunisiens», a-t-il confié. La Tunisie a observé vendredi 21 janvier, le premier des trois jours de deuil national décrété par gouvernement, en mémoire des victimes du soulèvement populaire.
17/01/2011
La Tunisie après Ben Ali
Mohamed Ghannouchi s’est engagé à quitter la politique après la période de transition. Il a confirmé une fois de plus son engagement à ouvrir le pays. « Toutes les lois antidémocratiques seront abrogées », a-t-il dit. Il a notamment évoqué les lois électorales, et antiterroristes, ainsi que le code de la presse.
Autre engagement du Premier ministre, ne pas toucher au statut de la femme qui interdit la polygamie. Pas question non plus de revenir sur la gratuité de l’enseignement.
La révolution des salariés de Tunisair
22/01/2011
par Marie-Pierre Olphand
Écouter (01:44)
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« Comme tous les Tunisiens, j’avais peur sous le régime de Ben Ali », a-t-il confié, en apparence ému. Parole d’un homme de 70 ans qui a pourtant été depuis des années au service de l’ancien président. Un homme du système, qui avait reconnu dans une interview à la chaîne France 24 avoir parlé à Zine el Abidine Ben Ali après sa fuite. Il avait alors dit qu’il n’avait jamais soupçonné autant de problèmes et autant d’abus dans le pays.
Reportage devant la prison de la Mornaguia à Tunis
22/01/2011
par Olivier Rogez
Écouter (01:34)
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Cette déclaration sous forme de confidence, vient alors qu’il est personnellement critiqué par la population même s’il jouit d’une image d’homme intègre. Dans plusieurs villes du pays et en différents points de la capitale, les Tunisiens ont encore protesté pour demander un changement de gouvernement. Et pour la première fois, ils étaient vendredi plus d’un millier devant le Premier ministère. "
http://www.rfi.fr/afrique/20110122-tunisie-le-premier-ministre-s-engage-quitter-le-pouvoir-apres-transition
Par RFI
En Tunisie, le pouvoir continue de lâcher du lest. Dans une interview télévisée, le Premier ministre indique qu'il se retirera de la politique après les élections. Mohamed Ghannouchi a assuré que toutes les lois antidémocratiques seront abrogées et qu'il ne touchera pas au statut de la femme. «Sous Ben Ali, j'avais peur comme tous les Tunisiens», a-t-il confié. La Tunisie a observé vendredi 21 janvier, le premier des trois jours de deuil national décrété par gouvernement, en mémoire des victimes du soulèvement populaire.
17/01/2011
La Tunisie après Ben Ali
Mohamed Ghannouchi s’est engagé à quitter la politique après la période de transition. Il a confirmé une fois de plus son engagement à ouvrir le pays. « Toutes les lois antidémocratiques seront abrogées », a-t-il dit. Il a notamment évoqué les lois électorales, et antiterroristes, ainsi que le code de la presse.
Autre engagement du Premier ministre, ne pas toucher au statut de la femme qui interdit la polygamie. Pas question non plus de revenir sur la gratuité de l’enseignement.
La révolution des salariés de Tunisair
22/01/2011
par Marie-Pierre Olphand
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« Comme tous les Tunisiens, j’avais peur sous le régime de Ben Ali », a-t-il confié, en apparence ému. Parole d’un homme de 70 ans qui a pourtant été depuis des années au service de l’ancien président. Un homme du système, qui avait reconnu dans une interview à la chaîne France 24 avoir parlé à Zine el Abidine Ben Ali après sa fuite. Il avait alors dit qu’il n’avait jamais soupçonné autant de problèmes et autant d’abus dans le pays.
Reportage devant la prison de la Mornaguia à Tunis
22/01/2011
par Olivier Rogez
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Cette déclaration sous forme de confidence, vient alors qu’il est personnellement critiqué par la population même s’il jouit d’une image d’homme intègre. Dans plusieurs villes du pays et en différents points de la capitale, les Tunisiens ont encore protesté pour demander un changement de gouvernement. Et pour la première fois, ils étaient vendredi plus d’un millier devant le Premier ministère. "
http://www.rfi.fr/afrique/20110122-tunisie-le-premier-ministre-s-engage-quitter-le-pouvoir-apres-transition
vendredi 21 janvier 2011
"Tunisie: le gouvernement adopte un projet de loi d'amnistie générale "
"
Par RFI
Le gouvernement d'Union nationale, affaibli par plusieurs démissions d'opposants, tenait ce jeudi 20 janvier son premier Conseil des ministres. Il a quand même adopté un projet de loi d'amnistie générale qui sera présenté au Parlement prochainement. Le texte concerne tous les prisonniers politiques, y compris les islamistes du parti interdit Ennahda.
Ce premier Conseil des ministres de l’après-Ben Ali a duré environ quatre heures et selon les ministres présents il s’est déroulé dans une ambiance sereine, détendue et franche. Une atmosphère qui selon certains ministres tranchait avec les Conseils de l’ère Ben Ali. Les ministres ont adopté un projet d’amnistie qui sera présenté prochainement au Parlement. Un texte qui devrait concerner tous les détenus politiques et notamment les militants islamistes du mouvement Ennahda.
Notre dossier spécial
La Tunisie après Ben Ali
Autre grand axe de la journée : la séparation de l’Etat et du parti, le RCD, et les biens de l’Etat que le RCD, ce parti benaliste, gérait en son nom. Ces biens seront rétrocédés à l’Etat et une commission s’est mise au travail pour examiner tous les actes illégaux qu’auraient pu commettre les dirigeants du RCD.
Enfin, le ministre de la Justice a lu devant le Conseil le mandat d’arrêt national lancé contre Zine el-Abidine Ben Ali actuellement réfugié en Arabie Saoudite. Le blogueur le plus célébre du pays, Slim Amamou, devenu secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, n’a pas arrêté de transmettre des messages sur Internet pour relater le Conseil des ministres minute par minute.
Le ministre de l’Intérieur Ahmed Fria a été conspué par une petite foule lors de son arrivée au Conseil des ministres, les Tunisiens lui reprochent les violences policières de ces dernières semaines et notamment les tirs à balle réelle sur les populations.
Manifestation devant le siège du RCD
Un manifestant anti-RCD
On veut que le gouvernement tombe, il ne nous représente pas.
Écouter (01:06)
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20/01/2011 par Marie-Pierre Olphand
De nombreux Tunisiens ne se reconnaissent pas dans l'équipe de Mohammed Ghannouchi et demandent le départ de tous les anciens dignitaires du RCD. Le bureau politique du mouvement s'est auto-dissous mais la colère de la population reste forte. Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées devant le siège du parti ce jeudi 20 janvier. Les plus téméraires ont déboulonné l'inscription en lettres dorées « Rassemblement constitutionnel démocratique » qui ornait la façade. Une action symbolique contre la confiscation du pouvoir et de l'argent par les proches de l'ancien président.
La manifestation devant le siège du RCD est une grande première et est très symbolique car les Tunisiens n’avaient jamais eu l’autorisation de se rassembler devant ce grand bâtiment luxueux de plus de 50 étages qui à leurs yeux incarne le système Ben Ali et la répression.
Ce rassemblement a duré près de cinq heures sans relâche avec des groupes qui ont grossi les rangs au fil de l’après-midi. Le bâtiment était sous la surveillance de l’armée qui même si elle a tiré quelques coups en l’air, a laissé faire les manifestants qui ont pu accrocher des banderoles aux grilles. Cette action qui peut paraître banale ailleurs, dans un autre pays, était inimaginable dans la Tunisie de Ben Ali.
La manifestation s’est ensuite déplacée vers 16 heures sur l’avenue Bourguiba à la demande des militaires qui ont promis que demain le nom du parti aurait totalement disparu de la façade.
"
http://www.rfi.fr/afrique/20110120-le-gouvernement-adopte-projet-loi-amnistie-generale
Par RFI
Le gouvernement d'Union nationale, affaibli par plusieurs démissions d'opposants, tenait ce jeudi 20 janvier son premier Conseil des ministres. Il a quand même adopté un projet de loi d'amnistie générale qui sera présenté au Parlement prochainement. Le texte concerne tous les prisonniers politiques, y compris les islamistes du parti interdit Ennahda.
Ce premier Conseil des ministres de l’après-Ben Ali a duré environ quatre heures et selon les ministres présents il s’est déroulé dans une ambiance sereine, détendue et franche. Une atmosphère qui selon certains ministres tranchait avec les Conseils de l’ère Ben Ali. Les ministres ont adopté un projet d’amnistie qui sera présenté prochainement au Parlement. Un texte qui devrait concerner tous les détenus politiques et notamment les militants islamistes du mouvement Ennahda.
Notre dossier spécial
La Tunisie après Ben Ali
Autre grand axe de la journée : la séparation de l’Etat et du parti, le RCD, et les biens de l’Etat que le RCD, ce parti benaliste, gérait en son nom. Ces biens seront rétrocédés à l’Etat et une commission s’est mise au travail pour examiner tous les actes illégaux qu’auraient pu commettre les dirigeants du RCD.
Enfin, le ministre de la Justice a lu devant le Conseil le mandat d’arrêt national lancé contre Zine el-Abidine Ben Ali actuellement réfugié en Arabie Saoudite. Le blogueur le plus célébre du pays, Slim Amamou, devenu secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, n’a pas arrêté de transmettre des messages sur Internet pour relater le Conseil des ministres minute par minute.
Le ministre de l’Intérieur Ahmed Fria a été conspué par une petite foule lors de son arrivée au Conseil des ministres, les Tunisiens lui reprochent les violences policières de ces dernières semaines et notamment les tirs à balle réelle sur les populations.
Manifestation devant le siège du RCD
Un manifestant anti-RCD
On veut que le gouvernement tombe, il ne nous représente pas.
Écouter (01:06)
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20/01/2011 par Marie-Pierre Olphand
De nombreux Tunisiens ne se reconnaissent pas dans l'équipe de Mohammed Ghannouchi et demandent le départ de tous les anciens dignitaires du RCD. Le bureau politique du mouvement s'est auto-dissous mais la colère de la population reste forte. Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées devant le siège du parti ce jeudi 20 janvier. Les plus téméraires ont déboulonné l'inscription en lettres dorées « Rassemblement constitutionnel démocratique » qui ornait la façade. Une action symbolique contre la confiscation du pouvoir et de l'argent par les proches de l'ancien président.
La manifestation devant le siège du RCD est une grande première et est très symbolique car les Tunisiens n’avaient jamais eu l’autorisation de se rassembler devant ce grand bâtiment luxueux de plus de 50 étages qui à leurs yeux incarne le système Ben Ali et la répression.
Ce rassemblement a duré près de cinq heures sans relâche avec des groupes qui ont grossi les rangs au fil de l’après-midi. Le bâtiment était sous la surveillance de l’armée qui même si elle a tiré quelques coups en l’air, a laissé faire les manifestants qui ont pu accrocher des banderoles aux grilles. Cette action qui peut paraître banale ailleurs, dans un autre pays, était inimaginable dans la Tunisie de Ben Ali.
La manifestation s’est ensuite déplacée vers 16 heures sur l’avenue Bourguiba à la demande des militaires qui ont promis que demain le nom du parti aurait totalement disparu de la façade.
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http://www.rfi.fr/afrique/20110120-le-gouvernement-adopte-projet-loi-amnistie-generale
mercredi 19 janvier 2011
Acceuil: "La Suisse bloque d'éventuels fonds de Ben Ali et ...
Acceuil: "La Suisse bloque d'éventuels fonds de Ben Ali et ...: "' La présidente suisse indique qu'il «existe des indices» permettant de dire que la Suisse pourrait abriter des fonds appartenant aux clans ..."
" Les Tunisiens ne désarment pas et exigent le départ de l'ex-équipe de Ben Ali "
"
En Tunisie, le couvre-feu est allégé de deux heures, à compter d'aujourd'hui annoncent les autorités. Les restrictions de circulation sont désormais comprises entre 20H00 locales et 05H00 du matin. Cette mesure traduit une amélioration de la sécurité alors que plusieurs milliers de manifestants étaient réunis dans le pays et dans le centre de la capitale ce mercredi 19 janvier 2011; les manifestants réclament le départ du RCD, le parti de l'ex-président et du nouveau gouvernement d'union nationale.
Notre dossier spécial
La Tunisie après Ben Ali
Ces militants sont décidés à manifester tous les jours, jusqu’au départ du RCD du pouvoir (le parti de l’ex-président Ben Ali). C’est leur unique revendication. Ils sont quelques centaines réunies au bout de l’avenue Bourguiba, dans le centre-ville de Tunis.
Les militants de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), comme une bonne partie de la population, n’acceptent pas la composition de l’actuel gouvernement de transition et veulent le départ des figures emblématiques de l’ancien régime qui s’y trouvent encore.
Tout se déroulait dans le calme quand soudain au milieu de la foule, un homme s’est aspergé de liquide et a brandi un briquet. Immédiatement, des gens se sont jetés sur lui pour l‘empêcher de s’immoler, mais on a très vite compris que ce n’était qu’une simple simulation et qu’il s’était aspergé d’eau de rose. Hassan, c’est son prénom, voulait simplement rappeler symboliquement le geste de Mohamed Bouazizi, ce jeune désespéré qui s’est suicidé à Sidi Bouzid le 14 décembre dernier.
Hassan Rais tenait aussi à faire passer un message politique : il est militant islamiste et voulait attirer l’attention des médias afin que le nouveau pouvoir prenne en compte les attentes des islamistes. Ennahdha, la formation islamiste, est toujours interdite ici en Tunisie, mais compte demander rapidement son autorisation.
Le Premier ministre tente d’obtenir un accord
Les principaux acteurs sont arrivés ce mercredi en fin de matinée au siège du Premier ministre. Il y a le secrétaire général de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), les trois ministres qui ont démissionné mardi et les trois opposants de ce gouvernement dont Mustapha Ben Jaâfar qui a suspendu sa participation. Ils sont en train de discuter avec le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
D’autres membres du gouvernement vont et viennent à l’extérieur du bâtiment, sans qu’on sache s’ils seront associés à ces pourparlers. Il y a notamment le ministre des Finances et celui des Affaires étrangères.
Selon Ahmed Brahim, ministre de l'Enseignement supérieur et scientifique et un des leaders de l’opposition, il s’agit de trouver maintenant un moyen de donner une image consensuelle, une image sérieuse, du gouvernement : « Il n’y aura jamais de gouvernement parfait, a-t-il déjà prévenu. Il y a certes de grands rêves, de grandes espérances, mais il faut être patient ».
Les quelques questions qui se posent sont celles de savoir si certains ministres vont être limogés, si les démissionnaires d’hier ont accepté de revenir dans ce gouvernement et si les ministres de l’ex-parti au pouvoir vont accepter de démissionner du RCD -le parti de Zine el-Abidine Ben Ali qui est accusé de tous les maux par la population aujourd’hui.
"
http://www.rfi.fr/afrique/20110119-tunisiens-desarment-pas-exiger-le-depart-ex-equipe-ben-ali
En Tunisie, le couvre-feu est allégé de deux heures, à compter d'aujourd'hui annoncent les autorités. Les restrictions de circulation sont désormais comprises entre 20H00 locales et 05H00 du matin. Cette mesure traduit une amélioration de la sécurité alors que plusieurs milliers de manifestants étaient réunis dans le pays et dans le centre de la capitale ce mercredi 19 janvier 2011; les manifestants réclament le départ du RCD, le parti de l'ex-président et du nouveau gouvernement d'union nationale.
Notre dossier spécial
La Tunisie après Ben Ali
Ces militants sont décidés à manifester tous les jours, jusqu’au départ du RCD du pouvoir (le parti de l’ex-président Ben Ali). C’est leur unique revendication. Ils sont quelques centaines réunies au bout de l’avenue Bourguiba, dans le centre-ville de Tunis.
Les militants de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), comme une bonne partie de la population, n’acceptent pas la composition de l’actuel gouvernement de transition et veulent le départ des figures emblématiques de l’ancien régime qui s’y trouvent encore.
Tout se déroulait dans le calme quand soudain au milieu de la foule, un homme s’est aspergé de liquide et a brandi un briquet. Immédiatement, des gens se sont jetés sur lui pour l‘empêcher de s’immoler, mais on a très vite compris que ce n’était qu’une simple simulation et qu’il s’était aspergé d’eau de rose. Hassan, c’est son prénom, voulait simplement rappeler symboliquement le geste de Mohamed Bouazizi, ce jeune désespéré qui s’est suicidé à Sidi Bouzid le 14 décembre dernier.
Hassan Rais tenait aussi à faire passer un message politique : il est militant islamiste et voulait attirer l’attention des médias afin que le nouveau pouvoir prenne en compte les attentes des islamistes. Ennahdha, la formation islamiste, est toujours interdite ici en Tunisie, mais compte demander rapidement son autorisation.
Le Premier ministre tente d’obtenir un accord
Les principaux acteurs sont arrivés ce mercredi en fin de matinée au siège du Premier ministre. Il y a le secrétaire général de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), les trois ministres qui ont démissionné mardi et les trois opposants de ce gouvernement dont Mustapha Ben Jaâfar qui a suspendu sa participation. Ils sont en train de discuter avec le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
D’autres membres du gouvernement vont et viennent à l’extérieur du bâtiment, sans qu’on sache s’ils seront associés à ces pourparlers. Il y a notamment le ministre des Finances et celui des Affaires étrangères.
Selon Ahmed Brahim, ministre de l'Enseignement supérieur et scientifique et un des leaders de l’opposition, il s’agit de trouver maintenant un moyen de donner une image consensuelle, une image sérieuse, du gouvernement : « Il n’y aura jamais de gouvernement parfait, a-t-il déjà prévenu. Il y a certes de grands rêves, de grandes espérances, mais il faut être patient ».
Les quelques questions qui se posent sont celles de savoir si certains ministres vont être limogés, si les démissionnaires d’hier ont accepté de revenir dans ce gouvernement et si les ministres de l’ex-parti au pouvoir vont accepter de démissionner du RCD -le parti de Zine el-Abidine Ben Ali qui est accusé de tous les maux par la population aujourd’hui.
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http://www.rfi.fr/afrique/20110119-tunisiens-desarment-pas-exiger-le-depart-ex-equipe-ben-ali
mardi 18 janvier 2011
"En Tunisie, le gouvernement d'ouverture loin de faire l'unanimité "
"En Tunisie, la formation du gouvernement dit «d'union nationale» par le Premier ministre Mohammed Ghannouchi ce lundi 17 janvier 2011 suscite déjà les critiques voire l'hostilité d'une partie de la population tunisienne qui s'était soulevée pour se débarrasser de «l'ancien régime». Malgré l'entrée au gouvernement de figures nouvelles issues de l'opposition ou de la société civile, les postes clé restent aux mains de figures du RCD.
Avec nos envoyées spéciales en Tunisie,
Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi annonce la composition de son «gouvernement d’union nationale» lors d'une conférence de presse à Tunis ce lundi 17 janvier 2011.
17/01/2011 - Tunisie
En Tunisie, le Premier ministre sortant forme un «gouvernement d'union nationale»
C’est un gouvernement inédit pour la Tunisie, indéniablement un gouvernement d’ouverture. Trois opposants au président Ben Ali sont nommés ministres, ce n’est pas négligeable, et des personnalités indépendantes issues de la société civile ont aussi été associées telles que Moufida Tlatli, une réalisatrice tunisienne nommée ministre de la Culture ou encore le cyberdissident Slim Amamou, emprisonné quelques jours début janvier.
Mais l’ouverture véritable et l’unité nationale, auraient supposé que l’on associe les représentants de partis non reconnus, comme les communistes, ou encore les islamistes. Ce sont eux qui ont le plus lutté contre le régime Ben Ali or ils n’ont même pas été consultés. L’opposant historique Moncef Marzouki qualifie d’ailleurs ce gouvernement de «fausse ouverture». Ce qu’il dénonce, c’est le maintien de plusieurs ministres en poste sous le régime du président Ben Ali. Le RCD, Rassemblement constitutionnel démocratique au pouvoir, conserve en
Hussein Djaziri
Porte-parole du parti islamiste Ennahdha
18/01/2011
par Nicolas Champeaux
Écouter (00:57)
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effet plusieurs postes importants parmi lesquels celui de l’Intérieur, le ministère qui sera chargé de l’organisation des futures élections, dans six mois. On a coupé la tête mais le canard court toujours, dit Taoufik Ben Brik, le journaliste opposant au régime du l'ancien président Ben Ali.
Ce gouvernement est le signe que le Premier ministre n’a pas été sensible à la volonté du peuple de déraciner l’ancien système. La rue, qui a gagné la bataille et s’est soulevée seule, sans l’aide des partis politiques, ne veut plus de ces hommes là. Des manifestations ont éclaté avant même l'annonce du gouvernement avec pour slogan «il faut briser le RCD» et un appel à prendre le siège du parti dans la capitale a été lancé. En somme, loin d'apaiser la population, ce nouveau gouvernement frustre tous ceux qui espéraient vraiment tourner la page.
Le RCD, «quasi parti unique»
Né en 1987 au lendemain de la prise de pouvoir du général Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) est aujourd'hui perçu comme l'un des symboles du mal tunisien. Avec ses deux millions de membres, le RCD contrôlait sur le plan politique et sécuritaire le pays tout entier, jusqu'aux plus petits villages. Les Tunisiens ont d'ailleurs coutume de l'appeler «le parti quasi unique».
Ces derniers temps, miné par la corruption et le népotisme, il apparaissait non plus comme un simple parti Etat mais plutôt comme le parti du clan présidentiel.
Pourra-t-il survivre à la révolution tunisienne ? Rien n'est moins sûr. Certes, dans le cadre de cette période de transition, il paraît incontournable, d'où sans doute le choix du Premier ministre de conserver plusieurs personnalités plus ou moins respectées du RCD à des postes clé. Reste que du côté de l'opposition, un fort consensus se dégage pour demander la dissolution du parti du président Ben Ali tant on voit mal comment une véritable transition démocratique peut s'instaurer sans la disparition de ce parti. Selon un spécialiste de la Tunisie, le RCD pourrait également réussir à faire le dos rond, changer de nom, changer les têtes et faire peau neuve pour revenir plus tard un peu à l'image des partis communistes en Europe de l'Est."
http://www.rfi.fr/afrique/20110118-tunisie-le-gouvernement-dit-ouverture-loin-faire-unanimite
Avec nos envoyées spéciales en Tunisie,
Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi annonce la composition de son «gouvernement d’union nationale» lors d'une conférence de presse à Tunis ce lundi 17 janvier 2011.
17/01/2011 - Tunisie
En Tunisie, le Premier ministre sortant forme un «gouvernement d'union nationale»
C’est un gouvernement inédit pour la Tunisie, indéniablement un gouvernement d’ouverture. Trois opposants au président Ben Ali sont nommés ministres, ce n’est pas négligeable, et des personnalités indépendantes issues de la société civile ont aussi été associées telles que Moufida Tlatli, une réalisatrice tunisienne nommée ministre de la Culture ou encore le cyberdissident Slim Amamou, emprisonné quelques jours début janvier.
Mais l’ouverture véritable et l’unité nationale, auraient supposé que l’on associe les représentants de partis non reconnus, comme les communistes, ou encore les islamistes. Ce sont eux qui ont le plus lutté contre le régime Ben Ali or ils n’ont même pas été consultés. L’opposant historique Moncef Marzouki qualifie d’ailleurs ce gouvernement de «fausse ouverture». Ce qu’il dénonce, c’est le maintien de plusieurs ministres en poste sous le régime du président Ben Ali. Le RCD, Rassemblement constitutionnel démocratique au pouvoir, conserve en
Hussein Djaziri
Porte-parole du parti islamiste Ennahdha
18/01/2011
par Nicolas Champeaux
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effet plusieurs postes importants parmi lesquels celui de l’Intérieur, le ministère qui sera chargé de l’organisation des futures élections, dans six mois. On a coupé la tête mais le canard court toujours, dit Taoufik Ben Brik, le journaliste opposant au régime du l'ancien président Ben Ali.
Ce gouvernement est le signe que le Premier ministre n’a pas été sensible à la volonté du peuple de déraciner l’ancien système. La rue, qui a gagné la bataille et s’est soulevée seule, sans l’aide des partis politiques, ne veut plus de ces hommes là. Des manifestations ont éclaté avant même l'annonce du gouvernement avec pour slogan «il faut briser le RCD» et un appel à prendre le siège du parti dans la capitale a été lancé. En somme, loin d'apaiser la population, ce nouveau gouvernement frustre tous ceux qui espéraient vraiment tourner la page.
Le RCD, «quasi parti unique»
Né en 1987 au lendemain de la prise de pouvoir du général Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) est aujourd'hui perçu comme l'un des symboles du mal tunisien. Avec ses deux millions de membres, le RCD contrôlait sur le plan politique et sécuritaire le pays tout entier, jusqu'aux plus petits villages. Les Tunisiens ont d'ailleurs coutume de l'appeler «le parti quasi unique».
Ces derniers temps, miné par la corruption et le népotisme, il apparaissait non plus comme un simple parti Etat mais plutôt comme le parti du clan présidentiel.
Pourra-t-il survivre à la révolution tunisienne ? Rien n'est moins sûr. Certes, dans le cadre de cette période de transition, il paraît incontournable, d'où sans doute le choix du Premier ministre de conserver plusieurs personnalités plus ou moins respectées du RCD à des postes clé. Reste que du côté de l'opposition, un fort consensus se dégage pour demander la dissolution du parti du président Ben Ali tant on voit mal comment une véritable transition démocratique peut s'instaurer sans la disparition de ce parti. Selon un spécialiste de la Tunisie, le RCD pourrait également réussir à faire le dos rond, changer de nom, changer les têtes et faire peau neuve pour revenir plus tard un peu à l'image des partis communistes en Europe de l'Est."
http://www.rfi.fr/afrique/20110118-tunisie-le-gouvernement-dit-ouverture-loin-faire-unanimite
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